Le câble électrique

C'est le club qui a posé le câble électrique avec l'aide d'Antoine. Ici la photo correspond au changement de la ligne téléphonique en 2014
C’est le club qui a posé le câble électrique avec l’aide d’Antoine. Ici la photo correspond au changement de la ligne téléphonique en 2014. Notre regretté Yann est à la pelle manuelle !

 

 

 

 

Le câble électrique

Nous sommes décidés à construire notre premier hangar malgré l’arrivée tardive des subventions qui nous sont promises pour l’automne. Bien entendu nous souhaitons obtenir l’électricité. C’est Jean-François futur président de début 1996 à son décès en juillet 1998 qui en est charge de ces travaux. Dans un premier temps nous avons besoin d’un câble électrique de 450 mètres de long qui transporte le courant de l’entrée de notre parcelle au nouveau hangar.

Je suis dans ma voiture entre Tours et Saumur avec l’un de mes collaborateurs, Bruno. Nous allons tenir dans la ville du Cadre Noir une réunion de travail. Bruno a quelques soucis d’équipe commerciale et souhaite m’en parler. Étant surbooké, je lui ai proposé de m’accompagner afin de parler de ces soucis en route. Puis il m’aidera pour la réunion…

Le téléphone sonne. C’est Jean-François.

  • Jean-Pierre, j’ai trouvé un câble électrique. Je le commande.
  • Oui, bien sur !
  • Je te donne le prix quand même.
  • Oui.
  • Il y en a pour 150 000 Frs !
  • Tu stoppes tout !

S’en suis une longue conversation sur les caractéristiques techniques du câble en question. Je constate avec effroi, car je ne me suis jamais posé la question, qu’il ne s’agit pas d’un simple « fil électrique » !

Je raccroche. Je ne suis plus avec Bruno qui comprend mon désarroi : comment trouver 150 000 Frs pour acheter ce câble ? A moins de trouver un câble moins cher. Idée ! Le père d’un ami de mon fils est ingénieur EDF peut-être peut-il me donner un tuyau ? je le contacte immédiatement. Je lui explique la situation. Dix minutes plus tard il me rappelle pour m’apprendre qu’un de ses fournisseurs accepte de nous vendre à prix coutant une « chute » de  câble pour 45 000 Frs. Appel au trésorier pour lui décrire la situation sur son répondeur professionnel et lui donner la solution trouvée.

Jean-Paul revient vers moi dès qu’il a un moment de liberté. Nous devrions pouvoir supporter cette dépense avec un éventuel petit découvert de la banque. Ouf ! nous allons pouvoir avoir l’électricité au hangar ! Appel à la banque qui nous facilite les choses. Nous n’aurons même pas besoin de ce découvert. Une chance !

En arrivant à Saumur, les appels téléphoniques ont duré le temps de la route, Bruno, pince-sans-rire se tourne vers moi :

  •  Jean-Pierre, vous savez que nous n’avons pas discuté de mon problème !
  • Au retour sans aucun doute !
  • Mieux vaut dire peut-être !

Au retour, j’ai éteint le téléphone.